MALCOLM McDOWELL

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L’IMPORTANCE DU « FREE CINEMA »
« Je pense à Lindsay, qui m’a tant aidé au début de ma carrière,
avec beaucoup de chaleur et d’affection.
Chaque fois que nous nous rencontrions, il me demandait :
« Fais-tu toujours du FREE CINEMA ? »
et immanquablement, je répondais : « Oui ! »
ALAIN TANNER (1)


Tout commence avec le titre d’un programme de films documentaires proposé, en février 1956, par le « National Film Theatre » : FREE CINEMA. Ce programme regroupait trois courts métrages : O Dreamland (1954) de Lindsay Anderson, Momma don’t allow (1955) de Karel Reisz et Together (Ensemble - 1956) de Lorenza Mazzetti, que Lindsay avait supervisé et monté.


D’emblée, le FREE CINEMA devient un mouvement, renouant avec la grande tradition documentariste de l’école de John Grierson, illustré par d’autres oeuvres d’importance telles que Every Day Except Christmas (1957) de Lindsay Anderson, qui reçoit le Grand Prix à Venise ou We are the Lambeth Boys (Ceux de Lambeth - 1958) de Karel Reisz, deux films avec Walter Lassaly à la caméra.


Mais, l’année 1956 est aussi celle où le « Royal Court Theatre » programme des pièces d’avant-garde qui ont beaucoup d’influence sur l’inspiration des nouveaux cinéastes. On y entend des acteurs interpréter des héros de John Osborne avec le style et l’accent de leur province. Le cinéma anglais rencontre aussi à ce moment précis la littérature engagée.


Ces différents facteurs, auxquels s’ajoutent les exigences des jeunes critiques, notamment à « Sight and Sound », provoquent une vraie révolution au sein du cinéma britannique. Dans Room at the top (Les chemins de la haute ville - 1958), Jack Clayton expose une rencontre entre le provincialisme et le héros libre (2). Bientôt ce héros moderne, provincial et révolté s’impose dans le chef d’oeuvre de Karel Reisz, Saturday Night and Sunday Morning (Samedi soir et dimanche matin - 1960) d’après Alan Sillitoe. Bientôt le film social s’impose avec A Taste of honey (Un goût de miel - 1961) ou The loneliness of the long distance runner (La solitude du coureur de fond - 1962) de Tony Richardson, A kind of loving (Un amour pas comme les autres - 1962) de John Schlesinger, pour lequel il reçoit l’Ours d’Or à Berlin, et This Sporting Life (Le prix d’un homme - 1963) de Lindsay Anderson, primé à Cannes.


Tous ces cinéastes, Lindsay Anderson en tête - il restera le plus pur-, auront ouvert la voie à une nouvelle génération, sorte d’exception british, composée de Kenneth Loach, Peter Watkins, Steve Dwoskin ou Bill Douglas. (1) Alain Tanner et Claude Goretta, à bonne école au British Film Institute, ont réalisé en 1957 à Londres, Nice Time, un des fleurons du FREE CINEMA. (2) Simone Signoret recevra pour son rôle dans le film, non seulement un Oscar à Hollywood mais… le prix d’interprétation féminine à Cannes en 1959.

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