MALCOLM McDOWELL

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LINDSAY ANDERSON
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Lindsay Anderson

BIOGRAPHIE
Lindsay Anderson est certainement l’une des personnalités les plus marquantes de l’histoire du cinéma britannique, son rôle ayant été déterminant dans cette grande mutation que fût le FREE CINEMA.


Fils d’un général écossais de l’armée des Indes, il est né le 17 avril 1923 à Bangalore. Il fait ses études à Cheltenham College (où sera tourné If…) puis au Wadham College d’Oxford. Il est mobilisé lors de la seconde guerre mondiale et se retrouve sous lieutenant... en Inde. A son retour, il fonde avec Peter Ericsson et Gavin Lambert, la revue « Sequence » dont l’existence relativement brève (1947-51) marqua fortement la critique anglo-saxonne.


Venu à la réalisation grâce à quelques oeuvres de commande, Lindsay Anderson, grand admirateur du documentariste et poète Humphrey Jennings, continue ses activités critiques au « Times », à l’ « Observer », au « New Statesman » et surtout dans la célèbre revue « Sight and Sound ». Dans deux manifestes retentissants : « Stand up ! Stand up ! » (1956) et « Dehors, et en avant » (1958), il s’impose comme le théoricien le plus pur et le plus intransigeant de ce qui va devenir le FREE CINEMA. Il dénonce la sclérose dont souffre le cinéma britannique traditionnel enlisé dans le conformisme, dans les valeurs nationalistes périmées et dans une rassurante neutralité politique.


On doit aussi à ce brillant critique aux écrits virulents, qui admire Jean Vigo, John Ford et Jacques Prévert, un ouvrage sur la réalisation du film de Thorold Dickinson, Secret People : « Making a film » (1952). Il signe des adaptations théâtrales et aborde le cinéma par une série de courts métrages dont l’ensemble représente l’équivalent concret des manifestes du FREE CINEMA.


C’est ainsi que Wakefield Express (L’express de Wakefield - 1953) décrit avec une infinie justesse la vie quotidienne d’une région du Yorkshire. O Dreamland (1954) présente avec un zeste d’ironie une liesse populaire dans une région de la côte sud... La parenté avec le Vigo d’A propos de Nice y était évidente. Mais les oeuvres les plus représentatives de ce nouveau style sont Thursday’s Children (1954), un reportage émouvant sur l’éducation d’enfants sourds-muets, et Every Day Except Christmas (1957) qui pour son approche tendre du petit peuple laborieux du marché de fruits et légumes de Covent Garden, reçu le Grand prix au festival de Venise.


C’est aussi un homme du peuple qu’il met en scène dans This Sporting Life (Le prix d’un homme - 1963), constat brutal d’une carrière sportive motivée par la fascination de l’argent et de la vie facile. The White Bus (1967) allait encore plus loin dans le parti pris de réalisme et de provincialisme. A travers la visite organisée des différents quartiers d’une ville, Lindsay Anderson (qui a fait appel au cameraman tchèque Miroslav Ondricek pour ses premiers longs métrages) montrait les manières de vivre dans des maisons au luxe démodé, dans des taudis ou d’horribles bâtisses modernes.

En 1969, Lindsay Anderson s’était vu confier la direction du « Royal Court Theatre » où il a présenté des pièces de Beckett, John Osborne, John Arden ou Christopher Logue. Avec Peter O’Toole, Albert Finney et Tom Courtenay.


Lindsay Anderson a connu la consécration mondiale avec le triomphe de If… (id. 1968) au Festival de Cannes, une satire féroce des moeurs d’un collège anglais, O Lucky Man ! (Le meilleur des mondes possibles - 1973), fable philosophique qui raconte les malheurs d’un nouveau Candide égaré dans notre inquiétant vingtième siècle et Britannia Hospital (1982) qui clôt la trilogie avec Malcolm McDowell. Sa dernière oeuvre pour le cinéma sera The Whales of August (Les baleines du mois d’août - 1987), tourné aux Etats-Unis avec Lillian Gish, Bette Davis et Vincent Price.


Il est décédé d’une crise cardiaque, le 30 août 1994, alors qu’il se reposait en Dordogne, dans la campagne française. (D’après « 30 ans de cinéma britannique » par Raymond Lefèvre et Roland Lacourbe, Editions Cinéma 76, Paris 1976 - Prix Jean Epstein 1976) FESTIVAL DE CANNES 1969

Award
Consécration internationale pour Lindsay Anderson, qui reçoit la récompense suprême du Festival, pour If…, des mains de Claudia Cardinale, et révélation d’un jeune acteur, Malcolm McDowell. Luchino Visconti était président du jury.

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